Hors impact des cessions, les revenus locatifs d’INEA font preuve de résilience au S1 2026
INEA (ISIN : FR0010341032), acteur majeur de l’immobilier tertiaire en Régions et leader du Green Building, enregistre des revenus locatifs de 38,8 M€ sur le 1er semestre de l’année.

Premiers effets du programme d’arbitrage
Le recul du chiffre d’affaires ce semestre (-5,5%) s’explique pour moitié par l’impact du programme d’arbitrage en cours, démarré en 2025.
Après la cession de 18 M€ d’actifs en 2025, 7 M€ ont été cédés au cours du premier semestre 2026, essentiellement des lignes historiques au volume unitaire modeste et des ventes opportunistes à utilisateurs.
Il s‘agit dans le détail :
- d’un bâtiment de messagerie de 3.290 m² situé à Wittelsheim dans l’Est (2,2 M€) ;
- d’un immeuble de bureau de 2.085 m² situé à Reims (3 M€) ;
- d’un plateau de 523 m² de l’immeuble Tripolis à Lille (1,5 M€), entamant ainsi sa vente à la découpe auprès d’utilisateurs.
La plus grande partie du programme d’arbitrage 2026 d’INEA devrait se réaliser au second semestre, portant le volume total cédé cette année à environ 40 M€.
Résilience des revenus à périmètre constant
A périmètre constant, les revenus locatifs résistent bien (-0,7%) malgré l’atonie persistante du marché locatif.
Cette résilience est une performance, dans la mesure où 2026 représentait l’année la plus exposée aux congés possibles de locataires, avec 18% des loyers concernés, contre une moyenne annuelle de 8% dans l’échéancier des baux de la foncière.
Compte tenu du préavis de six mois à respecter par les locataires, la situation de ces potentiels congés est connue au 30 juin, et seuls 24.000 m² ont été dénoncés.
70% des départs effectifs de locataires liés à ces congés ont eu lieu au premier semestre 2026.
Ils ont été compensés par une activité locative soutenue, avec plus de 21.000 m² commercialisés ce semestre, un chiffre encourageant car en hausse de 9% sur 12 mois.
Au-delà du volume global, le retour de quelques transactions significatives, émanant de grands groupes, sont un signal positif (Thalès pour 1.100 m² à Rennes et l’Etat pour 1.190 m² à St Etienne sur le périmètre bureaux notamment).
Peu de franchises ont été accordées ce semestre, ce qui explique la diminution des écritures comptables d’étalement des franchises de loyers (norme IFRS 16), avec un impact significatif de -2,3% sur la variation du chiffre d’affaires.
Enfin, l’indexation des loyers reste positive, évaluée à 1,5%.
